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Place de la mère en Islam

Cheikh Mohamad Kanso

Au nom de Dieu Le miséricordieux  Le très  miséricordieux

Tout d’abord, je voudrais au nom des membres de la famille de la défunte, vous transmettre leur reconnaissance et leur gratitude pour avoir partagé avec eux leur chagrin. Ils demandent à Dieu Tout Puissant de vous protéger ainsi que vos familles, et que vous n’ayez à subir aucun malheur.

Dans le livre « Épître sur Les Droits en Islam », œuvre attribué à Imam Zayn al-Abidin, le quatrième imam nous dit à propos des droits de la mère :

Le droit de ta mère, c’est que tu saches que c’est elle qui t’a porté là où personne ne peut être porté, et elle t’a protégé par ses oreilles, ses yeux, ses mains, ses pieds, ses cheveux, sa peau, et tous ses membres, avec plaisir, contentement, attention, supportant ses problèmes, ses souffrances, ses charges, ses ennuis, jusqu’à ce qu’une main puissante te pousse et te jette à terre.

Elle accepta de te nourrir et de rester affamée, de te vêtir et de rester dénudée, de te donner à boire et de rester assoiffée, de te garder à l’ombre et de rester au soleil, de te laisser tranquille et au calme et d’être embarrassée, de te faire dormir et de rester éveillée.

Son ventre était pour toi un récipient, ses bras ton abri, ses seins ton outre, et son âme le gardien de ton âme.

Elle supportait la chaleur et le froid pour toi, tu dois donc la remercier de la même façon. Et ce n’est pas possible sans l’aide et le secours de Dieu.

Chers frères et sœurs, le droit de la mère est un droit immense car la mère est le foyer, le lieu d’origine et le centre principal où tout a commencé. Et Le Coran lui donne des droits plus importants parmi tous les autres droits qu’il n’en donne au père.

La mère est seule à supporter la grossesse, l’accouchement et l’allaitement, ainsi que les sacrifices de la douleur, la chaleur, la fatigue et l’épuisement qui les accompagnent.

Et après cela, elle assure sa part de l’éducation et supporte les soucis, des moindres comme les plus importants ; bref toute la vie de la mère est vécue pour l’amour de ses enfants.

C’est pourquoi, nous trouvons que Le Coran ainsi que la tradition prophétique ont beaucoup insisté sur la place de la mère et sur ses droits.

Dans la sourate Israa, verset 23, Dieu nous dit : « et marquez de la bonté envers les père et mère : si l’un d’eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi ; alors ne leur dis point : « Fi !  » et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. »

Également le prophète (pslf) a déclaré que « Le paradis se trouve sous les pieds des mères »

Il est rapporté qu’un jeune homme est venu avoué au prophète toutes les mauvaises actions qu’il a faites et demanda s’il avait une chance de bénéficier du pardon du Seigneur Tout Puissant.

Le prophète bien-aimé lui demanda : « est-ce que tes parents sont toujours en vie ou alors un parmi les deux ? »

« Mon père » lui répondit le jeune homme.

Sois dévoué et obéissant envers lui, lui dit le prophète !

Lorsque le jeune homme est parti, le prophète a dit à ses compagnons : « et si seulement c’était sa mère ! », c’est dire que si sa mère était encore vivante et qu’il fasse tout ceci pour elle, alors le pardon de Dieu serait encore beaucoup plus rapide qu’il ne peut l’imaginer.

Chers frères et sœurs, Le Seigneur Tout Puissant recommande d’être bienfaisant, indulgent, chaleureux et vertueux envers les parents, particulièrement avec la mère, et encore lorsqu’ils sont en âge avancé.

À cet effet, Dieu nous dit dans le verset 24 de la sourate AL-Isra : « et par miséricorde, abaisse pour eux l’aile de l’humilité, et dis : « ô mon Seigneur, fais-leur à tous deux miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit. »

Chers frères et sœurs, pour ceux qui ont encore la chance de toujours voir vivre leurs parents ou l’un des deux, qu’ils profitent et se précipitent tant qu’ils peuvent, de leur présence.

On raconte que dans les temps du prophète bien-aimé, un jeune homme du nom de Alquma était atteint d’une grave maladie. Lorsqu’il fut informé que ce jeune homme en question était mourant, le prophète (pslf) envoya Amar, Souhayb et Bilal afin de lui faire dire l’attestation de la mort ; mais à leur grande surprise le jeune homme ne pouvait prononcer mot ; sa langue était comme liée et refusait de témoigner.

Ils revinrent et racontèrent au prophète ce qui s’était passé. Automatiquement le prophète demanda si l’un de ses parents était-il encore vivant ?

Oui sa mère ; elle est d’un âge avancé, lui répondirent-ils.

Alors le prophète l’a fit venir à sa demande et lui posa la question suivante : « es-tu satisfaite de ton fils ? »

Elle a dit : « O messager de Dieu, il m’a mise en colère, m’a blessé, m’a désobéit et enfin a préféré son épouse à sa propre mère»

Alors le prophète (pslf) demanda qu’on lui rassemble du bois pour le brûler. Et lorsque la mère eu connaissance de l’intention du messager de Dieu, alors elle demanda pourquoi.

Il sera brulé en enfers à cause de son comportement envers toi. Alors on va le brûler ici dans ce bas monde pour qu’il échappe au feu de l’enfer.

Elle a dit : Ô messager de Dieu, mon cœur ne pourra pas supporter de voir mon fils brûler, ni dans ce bas-monde, ni dans l’au-delà ; alors devant Dieu et devant ses anges et devant la présence des Musulmans je déclare que je suis satisfait de mon fils Alquma.

Lorsque les envoyés du prophète retournèrent chez le mourant, il a pu prononcer l’attestation, car la satisfaction de sa mère a libéré sa langue.

Chers frères et sœurs, nous avons la responsabilité de bien nous comporter avec nos parents dans leur vie comme dans leur mort à travers la charité, les invocations, la lecture du Coran et autres. Et tout ceci va arriver directement à eux.

Aujourd’hui nous commémorons le rappel à Dieu d’une mère ; une mère qui a laissé des enfants. Et il n’y a aucun doute qu’elle a subi toutes les étapes de fatigue, de peine, de douleur, de souffrances et autre encore qu’une mère endosse de plein gré pour l’amour de ses enfants.

Alors la responsabilité des enfants est de se souvenir de manière continue de leurs parents après qu’ils aient rejoint le Royaume du Seigneur.

Nous demandons à Dieu à la miséricorde infinie d’accueillir Al Hajjé Fatima Jawad Sayegh dans son paradis éternel aux côtés de Mohamad et de la famille de Mohamad paix sur eux.

 

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