Chers bien-aimés :
Le principe, chez les juristes imamites, est l’interdiction de l’avortement de manière absolue après la survenue de la grossesse, car il est considéré comme une atteinte à une âme respectable en phase de formation, et il entre dans le cadre général de l’interdiction de tuer l’âme qu’Allah a rendue sacrée que pour une juste cause.
La jurisprudence imamite distingue deux étapes de la vie du fœtus :
Avant l’insufflation de l’âme (avant le souffle de l’âme)
Cela est estimé, en jurisprudence, à environ quatre mois lunaires (120 jours de grossesse).
L’avortement à ce stade :
Il est, en principe, interdit, et n’est permis que dans des cas exceptionnels très restreints.
Après l’insufflation de l’âme (après quatre mois)
L’avortement à ce stade :
Il est absolument et sévèrement interdit, et il est assimilé, dans son jugement, au meurtre d’une âme, et il n’est autorisé que dans un seul cas, à peu près.
– Les cas exceptionnels dans lesquels l’avortement est autorisé :
Le danger réel pour la vie de la mère :
S’il est établi – par le témoignage de médecins intègres et spécialistes – que la poursuite de la grossesse expose la vie de la mère à un danger réel et important, et dans ce cas il y a deux avis :
1- L’avortement est permis avant l’insufflation de l’âme pour sauver la vie de la mère, car elle est une âme complète certaine, tandis que le fœtus est une âme en phase de formation.
2- Après l’insufflation de l’âme : l’avortement n’est pas permis, sauf si la mort de la mère est inévitable ou très imminente ; certains juristes ne l’autorisent pas même dans ce cas, et d’autres l’autorisent au titre du choix du moindre des deux maux.
Chers bien-aimés :
– Les cas suivants ne constituent pas un motif légitime d’avortement :
• La grossesse résultant de la fornication ou du viol (selon l’avis le plus répandu chez les imamites).
• La pauvreté ou la crainte de l’avenir.
• Le fait que le fœtus soit handicapé ou malformé.
• Le refus des époux d’avoir une grossesse.
Car tout cela ne fait pas tomber l’interdiction liée à la vie fœtale.
Chers bien-aimés :
L’avortement interdit entraîne le paiement de l’expiation ainsi que du prix du sang (diyya), évalué selon le stade du fœtus (nutfah, ‘alaqah, mudghah, os, chair, complet).
– Et la diyya ( Le prix du sang) incombe à celui qui a pratiqué l’avortement ou en a été la cause (le médecin, la mère, d’autres).




