Invocations, Visites, Pratiques

? Les vivants peuvent-ils encore accomplir quelque chose qui soit bénéfique à leurs défunts ?

Cheikh Mohamad Kanso

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Chers frères et sœurs,
Le lien qui nous unit à ceux que nous aimons s’interrompt-il après la mort ? Les vivants peuvent-ils encore accomplir quelque chose qui soit bénéfique à leurs défunts ?
Selon la jurisprudence islamique imamite et les traditions rapportées des Ahl al-Bayt (p), le défunt peut bénéficier de nombreuses œuvres accomplies par les vivants en sa faveur.
Il est rapporté de l’Imam al-Sâdiq (p) :
« Parviennent au défunt dans sa tombe : la prière, le jeûne, le pèlerinage, l’aumône, les œuvres de bienfaisance et l’invocation. La récompense est inscrite aussi bien pour celui qui les accomplit que pour le défunt. »
Parmi les principales œuvres dont nous pouvons offrir la récompense au défunt figurent :
L’invocation en sa faveur, la demande de pardon et de miséricorde, l’aumône faite en son nom, la récitation du Coran et l’offrande de sa récompense, la prière et le jeûne accomplis pour lui, le pèlerinage et la ‘Umra effectués en son nom, ainsi que la visite du Prophète (pslf) et des Imams (p) en lui offrant la récompense de cette visite.
Il est également possible de lui offrir la récompense de toute bonne œuvre : nourrir une personne pauvre, aider un orphelin, répondre au besoin d’une personne nécessiteuse, contribuer à la construction d’une mosquée, creuser un puits, diffuser un savoir utile ou accomplir toute autre œuvre de bien.
Au cours de la première nuit après l’enterrement, il est également recommandé d’accomplir la prière de la nuit de l’enterrement, connue sous le nom de Salât al-Wahsha. Et elle fait partie des actes spécifiques à cette nuit.
Et lorsque le défunt est l’un des deux parents ou s’il s’agit des deux, alors ces œuvres prennent une dimension supplémentaire : elles entrent également dans le cadre de la bienfaisance envers les parents après leur décès.
Le Messager d’Allah (pslf) a ainsi recommandé :
« Obéis à tes parents et sois bienfaisant envers eux, qu’ils soient vivants ou morts »
Il est également rapporté de l’Imam al-Sâdiq (p) :
Qu’est-Ce qui empêche l’un d’entre vous d’être bienfaisant envers ses parents, qu’ils soient vivants ou morts ? Qu’il prie pour eux, fasse l’aumône en leur nom, accomplisse le pèlerinage pour eux et jeûne pour eux. La récompense de ce qu’il accomplit leur revient, et il en reçoit lui aussi l’équivalent ; et Allah lui accorde encore davantage de bien en raison de sa bienfaisance et du maintien de ce lien. »
Ainsi, la bienfaisance envers les parents ne prend pas fin avec leur décès. Elle peut se poursuivre par les invocations en leur faveur, la demande de pardon, l’aumône, la prière, le jeûne, le pèlerinage et toute bonne œuvre dont on leur offre la récompense.
Il est également rapporté de l’Imam al-Sâdiq (p) :
« Tout musulman qui accomplit une bonne œuvre au nom d’un défunt verra sa récompense multipliée, et Allah en fera bénéficier le défunt »
Ainsi, la mort ne nous empêche pas de continuer à faire du bien à ceux que nous aimons, et tout particulièrement à nos parents. L’invocation, l’aumône et les bonnes œuvres demeurent des ponts de miséricorde qui, par la permission d’Allah, peuvent parvenir jusqu’à eux.
Chers frères et sœurs,
N’oublions donc pas nos défunts, et n’oublions pas nos pères et nos mères après leur départ : une invocation sincère, une aumône ou quelques versets du Livre d’Allah peuvent devenir pour eux lumière et miséricorde dans leurs tombes, et être inscrits pour nous comme une forme de bienfaisance envers eux après leur mort.
Louange à Allah, Seigneur des mondes.

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