Jurisprudence

Les dispositions du mourant

Série de leçons sur les dispositions concernant les morts

Au nom de Dieu Le Miséricordieux Le Très Miséricordieux

[01] Les dispositions du mourant

Chers frères et sœurs 

Il faut d’abord noter que ces questions jurisprudentielles selon les fatwas de son Éminence Ayatollah Sayyeid Al-Sistany.

Une personne mourante, qu’elle soit homme ou femme, jeune ou vieille, doit être, par précaution obligatoire, allongée sur le dos dans la mesure du possible, de telle sorte que les plantes de ses pieds soient face à la qiblah (en direction de la Sainte Ka’bah).

Il est recommandé aussi que le cadavre soit allongé face à la qiblah jusqu’à ce que son lavage soit terminé. Et une fois le lavage terminé, il vaut mieux l’allonger dans la même position où il sera placé, lorsqu’on priera sur lui.

Article 236: Il est recommandé que les attestations de foi islamique, c’est-à-dire la reconnaissance de l’Unicité d’Allah et de la Prophétie du Saint Prophète Mohammad (pslf), ainsi que la reconnaissance des douze Imams (p), et des autres principes de la foi soient dictées au mourant de telle sorte qu’il puisse les comprendre. Il est recommandé aussi que le mourant répète ces paroles jusqu’au moment de sa mort.

Article 237: Il est recommandé que les supplications suivantes soient dictées au mourant de telle sorte qu’il les comprenne : Allâh-um-maghfir li-yal-kathîra min-ma’âçîka waqbal min-niyal yasîra min tâ’atîka yâ man yaqbal-ul-yasîra wa Ya’fu ‘anil kathîr. Iqbal minnî al-yasîra wafû anni al-kathîr. Innaka antal-‘afuw-ul Ghafûr. Allâh-um-marhamnî fa-innaka Rahîm.

Ô Allah, pardonne-moi beaucoup de mes péchés, accepte de moi le peu des actions de mon obéissance, ô Toi qui accepte ce qui est peu.

Pardonne beaucoup de mes erreurs, et efface beaucoup de mes fautes.

Tu es certes Celui qui pardonne abondamment, le Très Miséricordieux. Ô Allah, aie pitié de moi, car Tu es le Plus Miséricordieux. »

Article 238: Si le mourant a de la difficulté à rendre l’âme, il est recommandé de l’amener sur le lieu habituel de ses prières, à condition que ce transfert ne l’incommode pas.

Article 239: Si le mourant éprouve les affres de la mort, il est recommandé de réciter à côté de lui la Sourate Yâssine, la Sourate Aç-çâffât, la Sourate al-Ahzâb, Âyat (le Verset de) al-Kursî et le Verset 54 de la Sourate al-A’râf, ainsi que les trois derniers versets de la Sourate al-Baqarah.

En fait, il vaut mieux réciter le plus grand nombre possible de versets coraniques.

Il est détestable qu’un junub (Une femme ou un homme en cas d’impureté sexuelle) ou une hâed (femme menstruée) s’approche du mourant et il est détestable aussi de le toucher.

Article 240: Il est recommandé que les yeux et les lèvres du mort soient fermés, son menton attaché, ses mains et pieds tendus et qu’il soit couvert d’un tissu.

Il est détestable de laisser un mort tout seul, de mettre un poids sur son ventre, de parler trop, de bavarder ou de crier à côté de lui, ou de laisser des femmes seulement avec lui.

Article 241: Si quelqu’un meurt la nuit, il est recommandé d’éclairer le lieu où il se trouve, d’informer les croyants de sa mort afin qu’ils se joignent aux funérailles, et de l’enterrer rapidement. Toutefois, au cas où on n’est pas certain que la personne agonisante soit vraiment morte, on doit attendre jusqu’à ce que la situation soit plus claire. En outre, si la personne morte est une femme enceinte, et qu’il y a un enfant vivant dans son ventre, son enterrement doit être retardé le temps de l’opérer du côté gauche pour sortir l’enfant de son corps et recoudre celui-ci.

Article 242: Le lavage et l’enveloppement d’un Musulman mort, son enterrement et la Prière sur lui incombent obligatoirement à son tuteur.

Celui-ci doit, soit s’acquitter lui-même de ces devoirs, soit désigner quelqu’un pour s’en charger.

Et si personne ne s’acquitte (avec ou sans l’autorisation du tuteur) de ces obligations, la responsabilité du tuteur sera dégagée.

Si le mort n’a pas de tuteur ou que celui-ci refuse de s’acquitter de son devoir, tous les Musulmans seront tenus, par « obligation de suffisance » (wâjib kifâ’î), de s’en charger. Autrement dit, la responsabilité de tous les Musulmans sera engagée, d’une façon égale, tant que ces devoirs n’auront pas été accomplis. Toutefois, il suffit qu’une personne les accomplisse pour que les autres soient dégagés de cette responsabilité.

Mais si personne n’accomplit ces obligations, tout le monde aura commis un péché.

Il est à noter ici que lorsque le tuteur refuse d’accomplir ces devoirs, lui demander l’autorisation de s’en charger n’a plus de sens.

Article 243: Si une personne commence à accomplir les devoirs obligatoires envers le mort, les autres ne sont pas obligés d’y participer. Toutefois, au cas où ladite personne laisserait ces devoirs inachevés, les autres auraient l’obligation de les compléter.

Article 244: Si quelqu’un doute que le lavage, l’enveloppement, la Prière ou l’enterrement du mort aient été correctement faits par d’autres, il doit les refaire lui-même. Toutefois, il n’est pas tenu à cette obligation s’il est certain que ces actes ont été accomplis convenablement.

Louange à Dieu Seinguer de L’univers

 

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