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La vie conjugale(4e partie)( le divorce: droits,devoirs et obligations)Cheikh Mohamad kanso

Au nom de Dieu Le Clément Le Miséricordieux
Dans cette quatrième et dernière partie, nous allons parler de divorce, c’est-à-dire les devoirs et obligations, les droits, les jugements ou dispositions, les impacts ou répercussions et tout ce qui est en rapport avec ce sujet et que nous devons obligatoirement savoir, bien comprendre et nous en conformer.
Chers frères et sœurs, le divorce comme nous l’avons dit précédemment, est l’ultime solution et un droit mutuel.
Lorsque la vie conjugale devient impossible, c’est un droit pour l’homme de divorcer, également un droit pour la femme de divorcer.
En islam l’homme peut demander le divorce comme la femme peut aussi le demander. Mieux que ça, la femme peut, au moment même de l’acte de mariage, demander une procuration pour avoir le pouvoir de prendre l’initiative de divorcer ; et ceci est un droit et une condition qu’elle peut poser avant de signer un quelconque engagement.
Cette condition peut être « s’il me frappe ou s’il me porte préjudice ou s’il ne remplit pas ses obligations, ou que sais-je encore ». Et dans le cas où elle demande le divorce et que son mari le lui refuse, elle peut divorcer parce qu’elle a une procuration.
Supposons qu’une femme n’a pas de procuration et demande le divorce pour plusieurs raisons et que son mari le lui refuse ! Qu’est-ce qui se passe dans cette situation ? Est-ce qu’elle est condamnée à rester prisonnière ?
NON ! Dans la jurisprudence islamique, l’affaire est portée devant le juge qui applique la loi islamique, qui va étudier le cas.
Et lorsque le juge découvre que le mari ne remplit pas ses obligations et que les preuves sont claires qu’il ne s’acquitte pas de ses devoirs et ne donne pas à la femme des droits et
par-dessus tout ne veut pas la libérer, alors dans ce cas il peut prononcer le divorce par les pouvoirs qui lui sont conférés.
 Chers frères et sœurs, quelque fois une femme demande le divorce, sans raison valable ou sans qu’elle ait subi de préjudice ou sans même donner de raisons. Juste comme ça, elle veut quitter son mari et pourtant celui-ci s’acquitte de toutes ses responsabilités et de toutes ses obligations.
Dans ce cas elle peut donner de l’argent à son mari en échange de l’accord du divorce, c’est un droit pour l’homme.
Et lorsque le divorce est effectif, il y a des droits financiers qui en découlent.
Si par exemple si le mari n’avait pas encore donné à la femme la dot, il doit le faire après le divorce. C’est le droit de la femme et il est impensable pour lui de ne pas le faire car le Coran est très clair à ce sujet.
Dieu Le Tout Puissant dit, dans la sourate les femmes, verset 4 : « Et donnez aux épouses leur dot, de bonne grâce. Si de bon gré elles vous en abandonnent quelque chose, disposez-en alors à votre aise et de bon cœur. »
Aussi lorsque le divorce est prononcé, c’est une obligation pour l’homme de payer à la femme le montant de la dépense quotidienne des besoins alimentaires, pendant environ trois mois à partir du moment du divorce, ce qui représente la période de viduité.
C’est donc un devoir pour l’homme de respecter ce droit de la femme car s’il ne le fait pas, il est en train de s’approprier l’argent d’autrui dans la fausseté, l’hypocrisie et dans l’acte répréhensible.
Quelque fois le divorce est effectif et les deux personnes qui viennent de se séparer n’ont pas d’enfants. Mais lorsqu’il y a des enfants alors cela devient un cas qui mérite beaucoup d’attention et les divorcés doivent bien prendre garde.
Chers frères et sœurs, nous devons savoir que le divorce est une solution à un problème, mais prenons garde à ne pas le transformer en un problème pour nos enfants. Parce que nous savons que la plupart du temps les enfants deviennent victimes de cette situation de séparation, après le divorce.
Pourquoi nous les appelons victimes ?
Parce que ça fait partie des droits des enfants de vivre au sein de la famille avec leur père et leur mère et de bénéficier de l’attention, de l’affection et de la protection de leurs parents.
Et s’ils sont avec leur mère, ils sont privés de leur père et vice-versa et la plupart du temps ils sont perdus entre deux situations, particulièrement lorsque les parents sont irresponsables et ne s’acquittent pas de leur devoir après le divorce.
C’est pour cela que vous devez faire très attention et savoir que vous avez des devoirs, des obligations et des responsabilités vis-à-vis de vos enfants après le divorce.
Qu’est-ce que nous voulons dire par ces propos ?
Après le divorce se pose le problème de garde des enfants. L’islam l’a fait connaitre et expliqué de façon claire et à répartie le droit de la garde entre le père et la mère.
Bien sûr il y a quelques divergences parmi les musulmans dans ce sujet, mais l’avis le plus répandu et le plus logique est que l’enfant reste avec sa mère depuis la naissance jusqu’à 7 ans et avec son père jusqu’à l’adolescence.
Quelle est la philosophie et la sagesse se trouvant dans cette répartition ?
Dans cette question, l’islam prend en considération l’intérêt et le bien-être de l’enfant avant ceux des parents qui doivent savoir que l’enfant est un être qu’il faut respecter et tenir compte de ses intérêts et de ses besoins.
De 0 à 7 ans l’enfant a besoin de tendresse, d’affection et d’amour ; il a besoin de quelqu’un qui s’occupe de lui, qui le lave, le nourrit et qui s’occupe de ses besoins corporels. Et il n’y a pas une personne plus appropriée que la mère dans cette période d’âge.
Après 7 ans, c’est-à-dire après avoir dépassé la période de l’attachement à sa mère, vient la période de l’éducation, de l’observation, des conseils. Aussi l’enfant a besoin de surveillance et de quelqu’un qui le retient et le canalise lorsqu’il dérape, donc a besoin de son père qui doit l’enseigner et lui inculquer les valeurs.
Attention cela ne veut pas dire que le père ne doit pas voir son enfant durant la période où il est avec sa mère ou vice versa, non au contraire toute la relation continue ; c’est juste le lieu de résidence qui change et chacun d’eux a le droit de voir et d’être avec son enfant.
Après l’adolescence l’enfant devient majeur et libre de faire son propre choix. Libre de choisir avec quel parent il veut vivre.
Mais il y a un autre service caché que cette répartition rende aux parents et un intérêt qui se cache dans ce sage jugement.
En effet dans les premières sept années, l’islam veut que la mère joue son rôle et s’acquitte de sa responsabilité envers son enfant et après cela elle pourra refaire sa vie et se remarier si elle le souhaite.
Supposons que l’islam déclare que l’enfant doit rester avec sa mère jusqu’à 18 ans. Cela devient alors un obstacle dans sa vie si elle veut se remarier et particulièrement si la personne avec qui elle veut refaire sa vie n’a pas envie de l’épouser et de la prendre en charge avec son enfant.
Ce qu’il faut retenir est que l’intérêt de l’enfant prime sur l’intérêt des parents et que cette responsabilité partagée ne cause pas du tort à la femme ; au contraire la soulage et la libère d’un obstacle qui pourrait l’empêcher de refaire sa vie.
Pendant cette période, le père est entièrement responsable de tout ce dont l’enfant a besoin pour vivre, et pas la mère. Cette responsabilité reste telle qu’elle était avant le divorce.
Chers frères et sœurs, le divorce est une solution à un problème qui n’a pas eu de solution et non un problème supplémentaire entre époux. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu’ils deviennent des ennemis. Non plus cela ne veut pas dire le début des problèmes pour les enfants.
Après le divorce, les ex époux doivent se respecter et s’honorer, qu’ils aient des enfants ou non ; ils ne doivent en aucun cas se détester ou se dévoiler des secrets ; l’un ou l’une ne doit pas dire du mal ou déformer ou salir l’image de l’autre quand il ou elle est avec les enfants. Laissez-vos enfants vous respecter tous les deux et ne faites pas en sorte qu’ils vous détestent.
Faites bien attention ! Si vous vous mettez dans une situation de guerre et que vous vous détestez cela aura une très mauvaise influence sur vos enfants du point de vue psychologique et du point de vue physique ; vous les mettrez dans une situation de peur, de faiblesse, de tristesse, de manque de confiance et que sais-je d’autre qui risquent de jouer fortement sur leur personnalité.
Chers frères et sœurs, nous devons apprendre toutes les connaissances et toute la culture qui s’articulent autour du mariage et du divorce et c’est très important et c’est un devoir et une obligation de le faire.
Lorsque nous achetons quelque chose ou nous entrons dans n’importe quel lieu, nous voudrions bien le connaitre. Donc lorsque nous entrons dans le monde du mariage ou du divorce c’est pour nous une obligation de tout savoir sur le sujet, ses règles de fonctionnement, les détails des dispositions qui les régissent, sinon c’est l’échec et la destruction qui nous attendent au bout du chemin et ceci n’est pas souhaitable du tout.
Également si le divorce se transforme en une série de problèmes cela veut dire que nous allons tout droit vers la destruction de la vie et de la société.
Je conseille à tous ceux qui envisagent d’entrer dans une vie conjugale et à tous les époux qui pensent divorcer, d’écouter et de lire et de comprendre les textes et cette série de vidéos.
Je répète encore une fois que nous sommes à votre disposition.

 

Assalamou aleikoum wa rahmatoul Lahi wa barakatouh 

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